Taux d’occurrence et prédictions des symptômes des voies urinaires inférieures et de l’incontinence chez les athlètes féminines.


Résumé
INTRODUCTION ET HYPOTHÈSE:
Évaluer la prévalence des symptômes des voies urinaires inférieures (SVUI) et de l’incontinence chez les athlètes féminines et déterminer les facteurs étiologiques.

MÉTHODES:
Un auto-questionnaire anonyme a été recueilli auprès de 623 athlètes féminines occasionnelles âgées de 18 à 56 ans, qui pratiquaient 12 sports différents. Les sondages ont été distribués à la main aux athlètes, lors de leurs tests d’aptitude sportive, dans un centre sportif. Nous avons étudié la relation entre les troubles urinaires et des facteurs tels que l’âge, l’indice de masse corporelle (IMC), la parité, la durée de l’exercice physique et le type de sport.

RÉSULTATS:
La prévalence des SVUI était de 54,7% et de 30% pour l’incontinence urinaire. Des changements dans la fréquence urinaire ont été détectés chez 91 femmes (14,6%). La prévalence de la dysurie était de 13,3%, la tension urinaire était présente chez 173 (27,8%) athlètes, tandis que l’urgence urinaire avait une prévalence estimée à 37,2% avec 232 athlètes souffrant de ce trouble. L’urgence était très courante chez les joueurs de volley-ball, tout comme la dysurie chez les joueurs de hockey et de basket-ball, tandis que l’effort affectait principalement les participants aérobies et les cyclistes. Les longues heures d’entraînement et les pratiques compétitives étaient corrélées avec le début des SVUI. Les sports à fort impact étaient plus fréquemment associés à l’incontinence, tandis que les sports à faible impact avec SVUI. Le sport avec le plus grand nombre de personnes incontinentes était le football. L’incontinence par impériosité a touché de nombreux athlètes, principalement des cyclistes et des joueurs de football. L’incontinence à l’effort était plus fréquente chez les joueurs de hockey et de volleyball.

CONCLUSIONS:
Les LUTS et l’incontinence sont répandus chez les athlètes féminines. Dans de nombreux cas, les troubles n’étaient présents que lors d’activités sportives. Dans cet échantillon, la présence de troubles urinaires ne semble pas être une barrière lors des sports ou de l’exercice.

Simeone C1, Moroni A, Pettenò A, Antonelli A, Zani D, Orizio C, Cosciani Cunico S.
Occurrence rates and predictors of lower urinary tract symptoms and incontinence in female athletes.
Urologia. 2010 Apr-May;77(2):139-46.

Texte originel: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20890872